Stéphanie St-Pierre subira une troisième opération Pour la troisième fois de sa carrière, Stéphanie St-Pierre sera opérée au genou. Elle passera sous le bistouri, le 20 février, dans la région de Québec. Sa saison, elle qui a eu le temps de participer à seulement deux épreuves de la Coupe du monde, est terminée. @R:Elle a subi une déchirure complète du ligament croisé antérieur du genou droit, la semaine dernière, lors d'une descente à l'entraînement en vue des qualifications de la compétition de Deer Valley, aux États-Unis. «Je n'ai pas chuté. Tout juste avant d'attaquer le deuxième saut, j'ai senti mon genou lâché. J'ai évité le saut et je me suis laissée glisser jusqu'en bas de la pente. Pour avoir vécu la triste expérience à deux reprises dans le passé, je savais que la blessure était sérieuse et que mon ligament croisé était possiblement touché», a raconté la bosseuse de 23 ans. Elle a, en effet, été opérée à deux reprises au genou gauche, à chaque fois à la suite d'une déchirure du ligament croisé antérieur. L'an dernier, elle n'a pris part qu'à une seule épreuve de la Coupe du monde. Pour l'instant, Stéphanie St-Pierre refuse de mettre une croix sur sa carrière et sur une possible participation aux Jeux olympiques d'hiver de 2010, à Vancouver. Après sa chirurgie, elle vivra une autre période de réhabilitation. Puis, dans quatre à six mois, elle rencontrera ses entraîneurs et les médecins pour prendre une décision sur son avenir. D'ici les Jeux olympiques, les quatre meilleurs résultats des athlètes sont considérés pour se qualifier à la plus grande compétition mondiale. «La saison prochaine, avant les Jeux olympiques, quelque huit épreuves de la Coupe du monde seront disputées. Ça me laisse assez de temps pour me qualifier, mais actuellement, je préfère prendre une journée à la fois. Disons que je suis ébranlée par tout ce qui vient de se produire. C'est assez incroyable d'avoir une telle malchance», a exprimé St-Pierre. Résignée à se retrouver loin des pistes au cours des prochains mois, elle consacrera la majeure partie de son temps à ses études. Elle en profitera pour compléter sa formation collégiale. De son propre aveu, deux options s'offraient à elle. Soit qu'elle se laissait abattre ou qu'elle terminait ses études collégiales afin de se préparer dans l'éventualité où elle pourrait devoir renoncer à sa carrière. «Ce n'est pas facile à vivre, mais je me console en me disant que j'en suis à une première opération au genou droit. Qui sait, la réhabilitation pourrait être rapide. La première fois, j'étais sur les pentes quatre mois après l'opération. À ma deuxième chirurgie, au même genou, j'ai dû patienter huit mois. Dans les circonstances, je dois prendre une journée à la fois», a-t-elle répété en terminant. L'équipe Stéphanie St-Pierre et MicroMedica.